La cour d’appel s’est prononcée sur un dossier de traite des êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle à l’égard de deux victimes nigérianes, dont une mineure d’âge. Le prévenu, de nationalité belge, a également été poursuivi pour avoir loué des biens en vue de la prostitution de mineures et de plusieurs majeures et pour avoir incité des mineures à se prostituer. Ses victimes étaient aussi bien nigérianes qu’originaires d’Amérique du Sud. Il avait été condamné en première instance pour ces faits.

Le prévenu louait des biens à des femmes qui y exerçaient le travail du sexe, et ce entre 2016 et 2018, dans la région de Louvain. L’enquête a révélé qu’il avait également pris des photos des jeunes filles et publié des annonces sur des sites de rencontres sexuelles. En contrepartie, elles devaient payer un loyer et lui remettre la moitié des revenus qu’elles tiraient de leur travail du sexe. Si elles n’avaient pas cet argent, elles devaient le rembourser sous forme de services sexuels (extrêmes). Il était également question d’abus d’alcool et de comportement agressif à l’égard des filles. Une fois, il aurait enfermé l’une d’entre elles dans sa chambre.

Il y a eu plusieurs victimes, dont certaines originaires d’Amérique latine. Elles étaient encore très jeunes. Dans un cas, la victime était même mineure. Plusieurs filles nigérianes lui avaient également été livrées par une « madame » nigériane en France qui avait déjà elle-même séjourné dans l’une de ses propriétés. Deux des victimes se sont constituées parties civiles dans cette affaire.

La cour a estimé que les faits étaient avérés et que la peine prononcée par le premier juge n’était pas assez sévère. Le prévenu a été condamné à une peine de 40 mois de prison et à une amende de 8.000 euros, toutes deux avec sursis. Une confiscation à concurrence de l’avantage patrimonial estimé a été ordonnée.

L’une des parties civiles s’est vu attribuer 4.805 euros à titre de dommage moral. L’autre victime n’a pas comparu en appel.