Parfois, le choc subi par les victimes de traite des êtres humains est encore trop fort pour qu’elles puissent faire des déclarations. La période de réflexion permet aux victimes de se reposer et aux centres de prendre les premières mesures.

Plusieurs experts affirment d’ailleurs que la période de réflexion de 45 jours est souvent trop courte pour les victimes ayant subi des événements traumatisants graves. Au terme de cette période, ces victimes ne sont parfois pas encore prêtes à faire des déclarations complètes ou détaillées. C’est pourquoi les experts préconisent d’offrir la possibilité de porter ce délai de 45 jours à trois mois. La Commission parlementaire spéciale Traite et trafic des êtres humains avait d’ailleurs également recommandé de prolonger le délai de réflexion à trois mois après une décision du magistrat de référence, sur la base d’un avis émis par un centre spécialisé (recommandation 47).