La désignation rapide d’un avocat dans le cadre d’une assistance juridique gratuite dès le début de l’enquête permet aux victimes d’être représentées tout au long de la procédure, que ce soit lors de l’audition, lors de la consultation du dossier, en cas de classement sans suite ou si des mesures d’enquête complémentaires doivent être demandées au juge d’instruction. Myria réitère ses précédentes recommandations à cet égard.

Myria fait référence à l’intention exprimée dans l’accord de coalition fédérale de prévoir l’assistance générale d’un avocat avant et pendant l’audition des victimes d’infractions graves ayant porté atteinte à leur intégrité physique ou sexuelle, ainsi que l’accès permanent à une assistance juridique spécialisée. Myria recommande d’accorder cette aide juridique gratuite à toutes les victimes de traite des êtres humains. Une telle mesure garantit que les victimes de la traite des êtres humains qui ont été reconnues comme telles au cours de l’enquête, mais qui n’ont pas été accompagnées par les centres spécialisés, soient représentées juridiquement, comme les victimes de traite qui sont retournées dans leur pays d’origine.

La Commission parlementaire spéciale Traite et trafic des êtres humains a également préconisé la désignation immédiate d’un avocat, en particulier lorsque les centres ne sont pas en mesure d’apporter leur aide sur place. Elle a aussi invité les principaux bureaux d’aide juridique du pays à mettre à disposition une liste d’avocats pro deo spécialisés dans l’assistance des victimes de la traite des êtres humains.