Initier et financer une grande enquête à l’échelle nationale pour améliorer les connaissances en matière de flux migratoires et de présence étrangère sur le territoire belge - 2019/10
Les bases de données administratives constituent une source d’information riche pour étudier les flux migratoires et les caractéristiques démographiques des personnes immigrées, étrangères ou d’origine étrangère (cf. VI, a)). Cependant, ces données de nature administrative comportent des limites, notamment lorsqu’il s’agit d’étudier des thématiques de nature plus subjective. Les deux types de données sont des sources complémentaires.
Pour étudier, quantifier et analyser les flux migratoires en profondeur, il est également nécessaire de recourir à des enquêtes, qui constituent un outil plus détaillé pour obtenir des informations diversifiées auprès des personnes concernées elles-mêmes. Elles permettent de s’intéresser à des éléments tant objectifs du parcours des individus (statut administratif, conditions de vie, intégration sur le marché du travail, etc.) que subjectifs (aspirations, projets de vie, identité, etc.).
De nombreux pays européens se sont dotés ces dernières années d’enquêtes sur le sujet, et l’exploitation des données qui en est faite permet aux différents acteurs de travailler sur le thème des migrations à la fois de façon plus précise et rigoureuse mais aussi plus nuancée.
Myria :
- recommande que les instances publiques devraient initier et financer une grande enquête à l’échelle nationale du pays, portant sur la population immigrée, étrangère et d’origine étrangère. Celle-ci devrait reposer sur un large échantillon, représentatif des sous-populations étudiées. µ
- recommande que ce projet d’enquête soit réfléchi et mené en collaboration entre des acteurs universitaires, des instances publiques et des acteurs de terrain.