Le 1er janvier 2020, 11.492.641 personnes résidaient officiellement en Belgique, dont 1.426.651 étrangers et 10.065.990 Belges. Sur les 10.065.990 Belges, la grande majorité (7.806.078 personen) étaient d’origine belge, tandis que 2.259.912 étaient d’origine étrangère.

La catégorie des Belges d’origine étrangère, la plus hétérogène (2.259.912 personnes), regroupe les personnes dont la nationalité actuelle est belge et soit :

  • leur première nationalité enregistrée est étrangère (1.126.050 personnes, soit 10% de la population)

  • leur première nationalité enregistrée est belge et la première nationalité enregistrée d’un parent est étrangère (682.073 personnes, soit 6% de la population) ou la première nationalité enregistrée des deux parents est étrangère (451.789 personnes, soit 4% de la population)..

En 2019, l’immigration des personnes de nationalité étrangère a encore augmenté, atteignant 149.174 entrées, contre 82.374 sorties. La mobilité des personnes de nationalité belge est stable ces dernières années : environ 25.000 entrées et 37.000 sorties chaque année.

  • Depuis le début des années 2000, malgré quelques fluctuations, les immigrations d’étrangers en Belgique indiquent une tendance globale à la hausse. En 2019, le nombre d’immigrations internationales d’étrangers a d’ailleurs atteint un chiffre qui n’avait encore jamais été aussi élevé.
  • Les émigrations d’étrangers sont en légère hausse ces dernières années. Elles sont cependant nettement moins nombreuses que les immigrations, ce qui donne lieu à un solde migratoire positif.
  • Sur la même période, la mobilité des Belges est restée stable, avec environ 25.000 entrées annuelles et 37.000 sorties, donnant lieu à un solde migratoire négatif.

En 2019, un total de 114.578 premiers titres de séjour ont été délivrés à des personnes nées à l’étranger et vivant actuellement en Belgique (immigrants) : 65.065 pour les citoyens de l’UE et 49.513 pour les ressortissants de pays tiers. Les citoyens de l'UE et les ressortissants de pays tiers ont des profils migratoires très différents. 

  • Parmi les citoyens de l’UE, plus de la moitié des premiers titres de séjour sont accordés pour des raisons professionnelles. C’est le motif principal de leur séjour. Viennent ensuite les raisons familiales et d’études avec respectivement 27% et 8% du nombre total de permis de séjour délivrés. Enfin, seuls quatre premiers titres de séjour (0,01%) ont été accordés pour des raisons humanitaires ou médicales.
  • En revanche, pour les ressortissants de pays tiers, les raisons familiales sont le principal motif de migration (45%). Pour la première fois, les motifs d’études (17,5%) occupent la deuxième place, suivis des activités rémunérées (12%) et de la protection internationale (11,5%). Les raisons humanitaires ou médicales occupent une petite place (2%). Les « autres raisons » comprennent principalement des raisons non enregistrées, ainsi qu’un nombre très limité de titres pour les MENA et les victimes de traite des êtres humains.