Comme souligné dans le cahier Accès au territoire, le nombre de visas long séjour accordés en 2020 présente une baisse significative en raison de la pandémie de COVID-19 et de toutes les restrictions qu’elle impose à la mobilité internationale. Comme indicateur de la migration économique, on constate que les visas long séjour délivrés pour des raisons professionnelles subissent la même baisse. Entre 2019 et 2020, le nombre de visas délivrés pour des raisons professionnelles a diminué de 23 % pour atteindre un total de 4.290. 

Entre 2010 et 2019, le nombre de premiers titres de séjour délivrés pour des raisons liées à une activité rémunérée est passé de 30.447 à 40.251. Le nombre de premiers titres de séjour délivrés à des citoyens de l’UE dans ce cadre a augmenté de 31%, tandis que ceux délivrés à des ressortissants de pays tiers a augmenté de 41%. Ces derniers restent cependant minoritaires puisqu’en 2019, ils représentent 15% de l’ensemble des premiers titres de séjour délivrés pour ces raisons, contre 85% pour les citoyens de l’UE. 

Les premiers titres de séjour délivrés pour des raisons liées à une activité rémunérée représentent 52% de l’ensemble des premiers titres de séjour délivrés à des citoyens de l’UE et 12% de ceux délivrés à des ressortissants de pays tiers. 

Les migrations des étudiants (le nombre de visas long séjour accordés pour raisons d’études) ont augmenté ces dernières années. La pandémie de la COVID-19 et les mesures prises pour la combattre ont néanmoins entraîné un déclin de cette tendance. Ainsi, 7.022 visas ont été accordés en 2020, contre 10.236 en 2019 et 8.969 en 2018. 

En 2020, 91% des visas accordés l’ont été dans le cadre d’études dans l’enseignement supérieur reconnu, 5% dans le cadre d’études dans l’enseignement supérieur privé et 4% dans le cadre de stages ou de formations.