Traite et trafic des êtres humains

La traite des êtres humains consiste en l’exploitation d’individus à des fins lucratives. Il s’agit d’une forme d’esclavage moderne. L’exploitation peut être sexuelle -dans la prostitution par exemple- ou économique : dans le bâtiment, l’horeca ou le travail domestique. La traite des êtres humains se différencie du trafic des êtres humains. Celui-ci se définit par le fait de faire passer illégalement une frontière à des individus à des fins lucratives.

Rôle légal de Myria

Myria a été chargé depuis 1995 d’une mission spécifique de stimulation, de coordination et de suivi de la politique de lutte contre la traite des êtres humains. Avec la loi du 10 août 2005, cette mission a été étendue au trafic des êtres humains. Un arrêté royal du 16 mai 2004 détaille ces missions.

Rapporteur national indépendant

Myria publie un rapport annuel indépendant et public dans lequel il évalue l'évolution et les résultats de la lutte contre la traite et le trafic des êtres humains. Il le remet au gouvernement et au parlement. Ce rapport critique donne une impulsion et un soutien important à tous les acteurs de terrain.

Coordination entre les centres d’accueil spécialisés pour les victimes

Myria coordonne la collaboration entre les trois centres d'accueil spécialisés pour les victimes de la traite des êtres humains : Payoke (Anvers), PAG-ASA (Bruxelles) et Sürya (Liège). Il organise régulièrement des réunions de concertation et intervient, si nécessaire, auprès des autorités compétentes en vue de trouver des solutions aux problèmes rencontrés.

Parties civiles

Myria peut également agir en justice et se constituer partie civile, en son nom propre et au nom des victimes tant en matière de traite que de trafic d’êtres humains. Ainsi, il peut agir en justice dans des cas d’exploitation dans le domaine de la prostitution, de l'horeca, de la confection, de l'horticulture ou du personnel domestique, ou dans des cas de réseaux de trafic à grande échelle. Outre les dossiers pour lesquels il se constitue partie civile, Myria suit la jurisprudence utile en matière de traite et de trafic des êtres humains.

Cellule interdépartementale de coordination

Dans la lutte contre la traite et le trafic des êtres humains, la Belgique choisit une approche multidisciplinaire. Sous ce rapport, Myria assure le secrétariat de la Cellule interdépartementale de coordination de la lutte contre le trafic et la traite des êtres humains. C’est l’instance de coordination nationale de la politique en cette matière. Elle est présidée par le ministre de la Justice.

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